Ce qui rend le chile en nogada unique, au-delà de sa complexité, c'est son rapport au temps.
Il ne peut pas être fabriqué hors saison. Les noix fraîches — pas séchées, fraîches — ne se conservent pas. La grenade ne mûrit qu'en août et septembre. Les variétés de fruits du picadillo poussent dans une fenêtre précise.
Ce plat enseigne quelque chose d'essentiel : que le meilleur de ce que la terre produit n'est pas disponible en permanence. Qu'il faut savoir attendre. Et qu'une chose qui n'existe que trois mois par an a une saveur que rien d'autre ne peut imiter.
Le chile en nogada n'est pas un plat. C'est un rendez-vous annuel.